Retour aux articlesRetour aux articles
Wellworking

Réseaux sociaux : Mes 5 règles de survie en milieu hostile !

Nos chers et addictifs réseaux sociaux sont devenus les meilleurs amis de tous les communicants et marketeurs, qui tentent de les utiliser sans trop se faire… dévorer.

Ces réseaux parlent à l’individu, au moi déifié, voire réifié, qui revendique sa différence à tout prix ! Historiquement, seules les marques disposaient des canaux médiatiques : télé, radio, et même Internet. C’est fini ! Chacun s’est transformé en marque. On parle même de personal branding. Dès lors, les marques sont contraintes d’en épouser les codes. Toutefois, les « moi pseudo-isés », à la différence des marques, n’ont pas le devoir de faire émerger des valeurs et du sens (malheureusement).

 

Comment émerger ?

Les marques, dans leur communication, ne doivent jamais paraître trop superficielles, sinon le couperet tombe : « C’est du marketing, ton truc ! » Les stratégies évoluent donc à la vitesse d’une recherche Google ! Oublie tes illusions, avec les réseaux, tout a déjà été fait, copié, mâché, prémâché… Dans la pub, autrefois – mon âge n’a rien à voir dans le choix de cet adverbe ; dans la com’, on vieillit plus vite ! –, l’humour était sacré, et peu importait le sens, les valeurs ou le message, le graal, c’était d’être dans « Culture Pub ». Aujourd’hui, une campagne réseaux sociaux doit toujours être drôle, mais aussi puissante, originale, surprenante et surtout alignée avec le purpose de la marque. Le tout en moins de trente secondes, « sinon c’est chiant ! »

Je crois que cette quadrature de la Toile a fait naître des clones aux formules bien rodées sans que l’on sache vraiment ni ce que le scrolleur frénétique – que je suis aussi – attend ni ce que les marques en retirent commercialement ou en termes d’image.

 

N’ayons plus peur !

Ni des haters, ni de l’échec ou du manque d’engagement. Capitalisons sur le produit ou la marque en nous appuyant sur ses codes, son histoire, ses moyens. Un seul objectif : créer un sentiment de sympathie, de confiance et de fidélité, et, si l’on a de la chance, ça buzzera un peu ! C’est réussi quand, plusieurs mois après la sortie de la campagne, un prospect, un client, un follower ou un partenaire vous la rappelle avec plaisir ou des trémolos dans la voix. Bon, là, je rêve, o.k. !

N’oublions jamais que les réseaux noient tout. Comme tous les médias, certes, mais, désormais, et bien que le stock demeure dans les limbes du web – sauve-nous, RGPD ! –, le contenu, bon ou pas, disparaît au rythme du scroll, des algorithmes pointus et inconnus, et des secondes qui s’égrènent et engloutissent les bonnes idées autant que les pires.

 

Je veux partager avec vous quelques règles, absolument empiriques. Disons, au moins, quelques bonnes pratiques.

 

La sincérité. Pas de fausse promesse, sinon c’est le bad buzz assuré. Et c’est plus facile de faire un bad buzz qu’un petit buzz à 100 000 vues, sauf lorsque le bad buzz fait partie de la stratégie cynique de certains.

 

L’esthétique. On ne peut plus sous-produire. Le gonzo, c’est fini ! Le scrolleur est habitué à des images léchées, bien produites, plus si instantanées… Sorry ! Les instagramers professionnels sont passés par là. Tout est retouché, programmé et techniquement irréprochable. C’est d’ailleurs comme ça qu’on les reconnaît.

 

Le décalage. Les réseaux sociaux encouragent le trash, l’émotion brut(e) – tiens, comme le titre d’un pure player –, l’inattendu et le décalage, car, à moins d’être épaulé par un pool d’auteurs, faire drôle est souvent périlleux !

 

L’incarnation. Là encore, nos instagramers l’ont compris. Même si je ne confonds pas les images et la vraie vie, ils réussissent à instaurer une confiance avec leurs abonnés, car ils parlent d’eux.

 

Le sens. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, tout doit traduire qui vous (la marque) êtes et pourquoi vous le faites.

 

C’est ce que nous avons essayé de conjuguer dans la dernière campagne de Kwerk, « Je bosse à La Défense ».

 

Sincérité. Plutôt que faire la promo de notre produit de façon frontale, il nous a semblé pertinent de redorer, d’abord, le blason du quartier, souvent moqué et décrié, où nous sommes installés. C’est pourquoi notre personnage principal participe à un groupe de parole, ou se trouve face à des individus qui ne le comprennent pas et qui symbolisent la vox populi ! Faisons d’un handicap, une chance !

 

 

Esthétique. Nous faisons travailler une équipe (réduite) de pros qui suivent Kwerk depuis plus d’un an. C’est un gage de sérieux et surtout l’assurance de rester en phase avec notre histoire.

 

Décalage. Quand c’est une valeur de la marque, il faut foncer ! Le hashtag #jebossealadefense doucement provoc’ et la réaction du personnage principal mis dans des situations quotidiennes (quoi que) doivent faire sourire ! Vous me direz…

 

L’incarnation. L’acteur principal et quelques autres sont des salariés de Kwerk. Nous portons le message et l’affichons sur les crédits des vidéos. Nous sommes des témoins et nous nous engageons, car nous y croyons. Oui, on love trop notre boîte !

 

Le sens. Humour, décalage, équipe impliquée et message positif sont les valeurs de notre marque depuis l’origine. Notre purpose, en somme !

 

En résumé, nos réseaux chéris sont à la croisée des disciplines : communication, pub, marketing, fidélisation, communauté, contenu… À l’usage, c’est passionnant, car ça change tout le temps et qu’il faut inventer son propre « mix », selon ses objectifs et ses fondamentaux, sans se laisser dévorer par le géant GAFAN (Google Apple Facebook Amazon Netflix).

 

Goodbye and good luck!

Jérôme Badie