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Wellworking

Comment je suis devenu fan de la Défense !

Si on m’avait dit qu’un jour j’écrirais un post vantant les mérites de La Défense, je ne l’aurais pas cru. Mais alors vraiment pas.

Entre La Défense et moi, tout avait mal commencé. Au tournant des années 2000, comme les jeunes étudiants de ma génération, je rêvais de Londres, de New York, de start-up et de Californie. La bulle Internet a éclaté… et j’ai atterri dans une grande tour à La Défense.

 

Cette première expérience fut un désastre ! J’ai pris en grippe cette immense dalle hors-sol, battue par les vents, coupée de la ville et de la vie. Ce quartier d’affaires monolithique, vertical, déshumanisé, qui avait fini par déteindre sur les façons de travailler elles-mêmes, me plombait. Une seule solution, fuir pour ne plus revenir. Enfin, c’est ce que je croyais.

 

Quinze ans après, je suis de retour à La Défense. Avec mon associé, Albert Angel, nous avons décidé d’y ouvrir notre quatrième espace Kwerk de 3 900 mètres carrés, au sein de la Tour First. Et on ne s’est pas arrêtés là : nous y avons aussi installé les 25 salariés de l’équipe de Kwerk.

 

 

Autrement dit, aujourd’hui, je bosse à La Défense tous les jours. Oui, de mon plein gré !

 

Si l’on écarte l’hypothèse d’un accès de masochisme, comment expliquer une telle décision ? Être fidèle à la mission de Kwerk, d’abord. Puisque notre ambition est de réinventer les modes de travail, on ne peut pas se contenter d’ouvrir des espaces dans les quartiers les plus branchés de Paris, en nous adressant à des publics déjà convertis et par nature agiles. Il faut taper dans le dur et aller sur le terrain de jeu des très grands groupes, dont les enjeux en matière d’attractivité des talents sont plus lourds, et l’inertie beaucoup plus forte. Avec l’espoir, à la clé, de contribuer à une « vraie » transformation des façons de travailler.

 

Ce faisant, nous avons accompagné un mouvement, qui, s’il est encore marginal, semble désormais « inarrêtable » : avec Kwerk, Nextdoor ou Morning Coworking, les centres Spaces et Icône vont porter à 30 000 mètres carrés la surface des « nouveaux espaces de travail » à La Défense. C’est 1 % de la surface de bureaux du quartier, un ratio qui était celui de Paris en 2015 (et qui a été multiplié par plus de cinq, depuis).

 

Le postulat de Kwerk, selon lequel le bien-être mental et physique est le premier déterminant de l’efficacité au travail, est évidemment universel. Mais il trouve de nouvelles applications dans une tour comme First, avec un calme et une lumière introuvables à Paris intra-muros, des volumes spectaculaires, et une vue sur la capitale à la fois impressionnante et poétique. Nous avons conclu un partenariat avec notre voisin EY, en pointe sur les nouvelles méthodes de travail. Ses 5 000 salariés n’ont qu’un ascenseur à prendre pour bénéficier de notre programme complet d’entraînement physique et mental Kwerkwell : l’occasion pour nous d’avoir un impact rapide et massif dans des proportions impensables à Paris intra-muros.

 

Aujourd’hui, les acteurs de La Défense ont des besoins nouveaux, qui ne peuvent s’assouvir qu’à travers des espaces nouveaux : des start-up qui se rapprochent de leurs donneurs d’ordres, des grands groupes qui « excubent » leurs projets d’innovation ou qui rassemblent des partenaires en mode projet sur des périodes courtes… L’enjeu n’est pas neutre : pour que La Défense conforte son statut de leader européen des quartiers d’affaires dans un environnement post-Brexit, elle doit pouvoir proposer un écosystème complet.

 

Elle doit, enfin, redevenir sexy. Et, croyez-moi ou non, ce pari insensé va sans doute être gagné : avec le lobby spectaculaire de Kwerk, avec les nouveaux rooftops de l’Arche de La Défense (150 000 visiteurs en un an) et de l’immeuble Windows, avec l’ouverture de l’Arena Paris La Défense, avec le projet Oxygen qui va végétaliser et restructurer le quartier Esplanade, avec l’installation de campus universitaires, avec le débarquement des nouvelles mobilités douces, avec le big bang du Grand Paris Express…, je le constate en tant qu’entrepreneur et en tant qu’usager, le quartier a amorcé une vraie mutation, et il bénéficie désormais d’une vision politique cohérente incarnée par le regroupement des organismes publics sous une même bannière : Paris La Défense.

 

 

Même les nouvelles tours (Trinity, Hekla, Alto, The Link…) intègrent les usages collaboratifs dès leur conception et signent une vraie ambition architecturale qui rompt spectaculairement avec le côté monolithique, vertical et écrasant des tours des années 80.

 

Voilà comment, de contempteur de La Défense, je suis devenu un fervent supporteur, heureux de contribuer à cette révolution en cours.

 

Si après avoir lu cela, vous détestez encore La Défense, cliquez sur les vidéos ci-dessous. Matthieu, lui, saura peut-être vous convaincre !  http://jebossealadefense.fr

 

Lawrence Knights